Frais de courtage 2026 : comparatif BoursoBank, Fortuneo, DEGIRO
Grilles de frais de courtage relevées le 15 septembre 2026 chez 8 courtiers : PEA, ordres, change et frais cachés, avec sources officielles vérifiées.
Les frais de courtage varient de 0 à plusieurs dizaines d'euros par ordre selon le courtier, la taille de l'ordre et le forfait choisi. Ce comparatif relève les grilles de huit courtiers actifs en France au 15 septembre 2026, la disponibilité du PEA, les frais de change et les statuts réglementaires, pour lire une grille tarifaire sans se fier au seul chiffre affiché en une.
Choisir un courtier en ligne pour un PEA ou un compte-titres suppose de comparer des grilles tarifaires construites différemment d'un établissement à l'autre : forfait fixe, pourcentage, paliers ou gratuité conditionnée à un volume mensuel. Ce comparatif relève les frais de courtage de huit courtiers actifs en France à la date du 15 septembre 2026, la disponibilité du PEA, les frais annexes et le statut réglementaire de chacun, à partir de leurs pages tarifaires officielles quand elles étaient accessibles.
Qu'est-ce que les frais de courtage ?
Les frais de courtage sont la commission facturée par un intermédiaire financier à chaque achat ou vente d'un titre en bourse, calculée en pourcentage de l'ordre, en montant fixe, ou selon une combinaison des deux. Ils rémunèrent l'exécution de l'ordre et s'ajoutent, le cas échéant, à d'autres frais comme le change ou la tenue de compte.
Le mode de calcul varie fortement selon le courtier : certains appliquent un forfait fixe identique quel que soit le montant, comme Trade Republic à 1 euro en exécution Best Price, d'autres un pourcentage avec un minimum, comme Interactive Brokers à 0,05 % avec un plancher de 1,25 euro[5][7]. D'autres encore combinent les deux logiques par paliers, un montant fixe en dessous d'un seuil puis un pourcentage au-delà, à l'image de Fortuneo ou de Bourse Direct[1][10]. Pour un compte PEA, ces frais sont en France plafonnés par la loi à 0,5 % du montant de l'ordre passé en ligne, un plafond que BoursoBank rappelle explicitement sur sa page d'aide[2]. Comprendre la formule appliquée à chaque tranche d'ordre est nécessaire avant de comparer un prix affiché en une, car deux courtiers peuvent sembler équivalents à 100 euros et diverger fortement à 10 000 euros.
À ces frais de courtage proprement dits s'ajoute, pour certaines valeurs françaises, la taxe sur les transactions financières mentionnée par BoursoBank sur sa page d'aide, au taux de 0,4 % du montant de l'ordre[2]. Cette taxe s'applique à l'achat d'actions de sociétés françaises dont la capitalisation boursière dépasse un seuil fixé par décret, indépendamment du courtier choisi : elle n'est donc pas un élément de différenciation entre les huit courtiers de ce comparatif, mais elle s'ajoute systématiquement à la commission de courtage sur les titres concernés et doit être intégrée au calcul du coût réel d'un ordre, en plus du chiffre affiché par le courtier lui-même.
Quels frais de courtage chez BoursoBank, Fortuneo, Bourse Direct, Trade Republic et les autres courtiers ?
Les huit courtiers comparés ici appliquent des grilles très différentes, allant de la gratuité conditionnée chez XTB à un forfait proportionnel sans palier chez Saxo. Le tableau ci-dessous relève, pour chaque courtier, le coût d'un ordre de 100, 1 000 et 10 000 euros sur la formule d'entrée ou standard, à la date du relevé du 15 septembre 2026.
| Courtier | Ordre de 100 € | Ordre de 1 000 € | Ordre de 10 000 € | PEA disponible | Frais de change publiés |
|---|---|---|---|---|---|
| Fortuneo (Starter) | 0 € 1er ordre du mois, sinon 0,35 % | 3,50 € (0,35 %) | 35 € (0,35 %) | Oui | Non publiés sur la page tarifs consultée |
| BoursoBank (Découverte) | 1,99 € | 6 € (0,60 %) | 60 € (0,60 %) | Oui | Non vérifié sur page officielle |
| Bourse Direct | 0,99 € | 1,90 € | 9 € (0,09 %) | Oui | "Taux Bourse Direct + 0,08 % par opération" sur marchés étrangers, selon comparateur citant la grille officielle |
| Trade Republic (Best Price) | 1 € | 1 € | 1 € | Oui (depuis août 2026) | Non communiqué sur les pages consultées |
| DEGIRO | 2 € (1 € courtage + 1 € gestion) | 2 € | 2 € | Non | 0,25 % |
| Interactive Brokers (PEA) | 1,25 € (minimum) | 1,25 € (minimum) | 5 € (0,05 %) | Oui | Non publiés sur la page de commissions officielle consultée |
| Saxo | 0,08 % (minimum non vérifié) | 0,80 € | 8 € | Oui | Non vérifié sur page officielle |
| XTB | 0 € (sous 100 000 €/mois) | 0 € (sous 100 000 €/mois) | 0 € (sous 100 000 €/mois) | Oui | 0,5 % |
BoursoBank propose trois autres formules au-delà de Découverte : Classic à 5,50 euros jusqu'à 1 000 euros, Trader à 16,65 euros jusqu'à 7 750 euros et Ultimate Trader à 9,90 euros jusqu'à 10 000 euros, chacune avec un pourcentage dégressif au-delà de son palier[3]. Fortuneo propose de même Progress à 4,90 euros jusqu'à 3 000 euros et Trader Pro à 9,50 euros jusqu'à 10 000 euros[1]. Le choix de la formule dépend donc du volume d'ordres mensuels autant que du montant moyen investi, un point détaillé plus loin dans la lecture d'une grille tarifaire.
Les chiffres de Bourse Direct et de Saxo signalés « non vérifié » proviennent de pages qui n'ont pas pu être ouvertes avec succès sur le domaine officiel du courtier au moment de la recherche : le site de Bourse Direct a renvoyé une erreur de connexion sur toutes ses pages testées. Dans ce cas, les montants proviennent d'un comparateur spécialisé qui cite explicitement la grille officielle avec sa date, jamais d'une estimation. Les grilles de BoursoBank et d'Interactive Brokers, en revanche, ont pu être vérifiées directement sur la brochure tarifaire officielle de BoursoBank et sur les pages officielles d'Interactive Brokers Ireland.
Quels courtiers proposent un PEA ?
BoursoBank, Fortuneo, Trade Republic, Interactive Brokers, Saxo, Bourse Direct et XTB proposent un PEA, chacun avec un plafond de versement fixé par la loi à 150 000 euros pour le PEA classique. DEGIRO ne propose aucun PEA, ce qui exclut ce courtier pour un investisseur qui veut profiter de l'avantage fiscal après 5 ans de détention.
Trade Republic a ouvert son offre de PEA en France en août 2026 via sa succursale française, ce qui en fait l'entrant le plus récent de ce comparatif sur ce produit[16][4]. Interactive Brokers a également élargi son offre européenne au PEA, avec des frais de 0,05 % par ordre, un minimum de 1,25 euro et un maximum de 29 euros, sans droits de garde[7][8]. Saxo associe son PEA à une offre promotionnelle de commission nulle sur une sélection de 70 actions européennes jusqu'au 31 décembre 2026, valable pour toute ouverture ou tout transfert réalisé sur cette période[9]. XTB applique à son PEA la même grille que son compte-titres, avec 0 % de commission dans la limite de 100 000 euros de transactions mensuelles[11]. Le plafond de versement du PEA-PME-ETI est fixé séparément à 225 000 euros, les deux enveloppes pouvant se cumuler jusqu'à ce montant total pour un même titulaire[12].
L'absence de PEA chez DEGIRO n'est pas un oubli ponctuel de la grille tarifaire mais une caractéristique durable du courtier, qui structure son offre autour du compte-titres ordinaire et d'un accès élargi aux marchés internationaux plutôt que sur les enveloppes fiscales françaises[6].
Bourse Direct applique à son PEA une règle particulière sur les tout petits ordres : en dessous d'un montant de 198 euros, la grille appliquée par le comparateur ayant consulté la page officielle du courtier retient un taux de 0,5 % plutôt que le forfait fixe de 0,99 euro qui s'applique au même montant sur un compte-titres ordinaire, afin de ne jamais dépasser le plafond légal de 0,5 % propre au PEA[10]. Ce mécanisme de double grille, l'une pour le compte-titres et l'autre pour le PEA sur les ordres de faible montant, existe également en filigrane chez BoursoBank et Fortuneo, dont les formules s'appliquent indifféremment aux deux enveloppes tant que le pourcentage résultant ne dépasse pas le plafond légal[2][1]. Un investisseur qui compare uniquement le tarif du compte-titres affiché en page d'accueil peut donc sous-estimer ou surestimer le coût réel sur son PEA pour les ordres les plus petits.
Quels frais cachés (change, inactivité, transfert) ?
Au-delà du prix par ordre, trois catégories de frais peuvent alourdir la facture réelle : la conversion de devises sur les titres hors zone euro, les pénalités d'inactivité sur les formules à engagement, et les frais de transfert vers un autre courtier. Ces frais ne figurent pas toujours dans le chiffre mis en avant en page d'accueil.
DEGIRO facture 0,25 % de frais de change sur les conversions automatiques, un taux confirmé sur sa page tarifaire officielle mise à jour le 1er octobre 2025[6]. XTB applique de son côté une commission de change de 0,5 % sur les titres libellés en devises étrangères, en plus de la commission de courtage[11]. Côté inactivité, les formules BoursoBank à engagement facturent une pénalité mensuelle si le nombre minimal d'ordres n'est pas atteint : 5,95 euros par mois pour les formules Classic et Trader en l'absence d'au moins un ordre, et 119 euros pour Ultimate Trader en dessous de 30 ordres mensuels, un mécanisme qui peut coûter plus cher que le gain espéré sur le prix par ordre si l'activité réelle est plus faible que prévu[3]. XTB affiche à l'inverse l'absence totale de frais de tenue de compte ou d'inactivité, quel que soit le volume d'ordres passés[11].
Le frais de transfert d'un PEA ou d'un compte-titres vers un autre établissement dépend du courtier de départ et non du courtier d'arrivée : Saxo prend en charge le remboursement des frais de transfert de PEA jusqu'à un montant fixé sur sa page d'offre, valable pour les transferts réalisés jusqu'au 31 décembre 2026[9]. Ce point est détaillé plus loin dans la question consacrée au transfert de PEA.
Comment lire une grille tarifaire de courtier ?
Lire une grille tarifaire suppose d'identifier trois éléments avant de comparer un chiffre isolé : la base de calcul (forfait fixe, pourcentage ou palier), le champ d'application (Euronext, marchés étrangers, PEA ou compte-titres) et les conditions qui déclenchent un frais annexe. Un prix bas sur un ordre type ne dit rien du coût total sur un profil d'investissement différent.
La première étape consiste à repérer le seuil de palier le plus proche du montant d'ordre habituel : chez BoursoBank comme chez Fortuneo, chaque formule a un point de bascule entre un tarif fixe et un pourcentage, et le choix optimal dépend du montant moyen investi par ordre, pas du tarif affiché en tête de grille[2][1]. La deuxième étape consiste à vérifier si le tarif s'applique uniquement à Euronext Paris ou aussi aux marchés étrangers, une distinction que DEGIRO explicite en séparant le tarif Euronext du tarif sur les autres bourses et en ajoutant des frais de change spécifiques[6]. La troisième étape consiste à chercher les conditions d'engagement, comme le nombre minimal d'ordres mensuels chez BoursoBank au-delà de la formule Découverte, qui transforment un tarif par ordre attractif en pénalité fixe en cas de faible activité[3]. Une grille qui ne mentionne aucun droit de garde ni frais d'inactivité, comme celles de XTB ou de DEGIRO, simplifie cette lecture mais ne dispense pas de vérifier les frais de change sur les titres hors zone euro[11][6].
Un exemple chiffré illustre l'effet du volume sur le choix de formule : chez Fortuneo, un investisseur qui passe un seul ordre de 2 000 euros par mois paie 4,90 euros en formule Progress, alors que le même montant coûterait 7 euros en formule Starter au taux de 0,35 %[1]. À l'inverse, sur un ordre ponctuel de 300 euros, la formule Starter reste gratuite si c'est le premier ordre du mois, tandis que Progress facture le même forfait fixe de 4,90 euros quel que soit le montant en dessous de 3 000 euros[1]. La formule la moins chère en apparence, souvent celle qui affiche le prix le plus bas sur un ordre isolé, n'est donc pas nécessairement la plus adaptée à un profil qui passe plusieurs ordres de montant variable chaque mois : le calcul doit être refait pour chaque profil de fréquence et de montant plutôt que déduit d'un seul exemple affiché par le courtier.
Quels courtiers sont agréés en France (AMF, ACPR) ?
Les courtiers actifs en France sont soit des établissements agréés directement par l'ACPR, soit des établissements de l'Espace économique européen qui exercent en France par succursale ou par libre prestation de services, sous supervision conjointe de l'AMF et de l'ACPR. Ce statut ne dépend pas du prix de la grille mais du pays d'agrément du courtier.
Un établissement de l'Espace économique européen peut fournir des services d'investissement en France selon deux régimes distincts : la libre établissement, qui suppose une succursale physique et une autorisation de l'ACPR après validation du programme d'activité par l'AMF, ou la libre prestation de services, qui permet d'opérer à distance après notification, sans présence physique en France[15]. Trade Republic Bank GmbH illustre le premier cas : la banque est agréée par le régulateur allemand BaFin et opère en France via une succursale enregistrée au registre REGAFI de l'ACPR, ce qui la place sous la supervision conjointe de l'ACPR et de l'AMF pour l'ensemble de ses services autres que les paiements[16]. Ce statut de succursale a une conséquence directe sur la garantie des espèces déposées : le mécanisme allemand de garantie des dépôts, l'Entschädigungseinrichtung deutscher Banken (EdB), protège les espèces jusqu'à 100 000 euros par client et par banque, tandis que le mécanisme d'indemnisation des investisseurs allemand (EdW) couvre 90 % des créances liées aux titres dans la limite de 20 000 euros[14].
Pour les titres eux-mêmes, la garantie applicable en France passe par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR), qui couvre jusqu'à 70 000 euros par client et par établissement en cas d'impossibilité avérée de restituer les titres, une garantie qui ne couvre en aucun cas les pertes liées à l'évolution des marchés[13]. Ce mécanisme s'applique aux établissements agréés en France ; pour un courtier opérant par succursale d'un établissement étranger comme Trade Republic, le mécanisme de garantie des titres suit en principe le cadre du pays d'origine de l'agrément, un point que l'utilisateur doit vérifier au cas par cas avant d'y déposer des titres.
Quels frais pour transférer un PEA ?
Le transfert d'un PEA vers un autre courtier est facturé par l'établissement de départ, en frais par ligne de titre ou en forfait, et ce coût n'apparaît pas sur la grille du courtier d'arrivée. Certains remboursent tout ou partie de ces frais pour attirer de nouveaux clients, une offre à durée limitée plutôt qu'une caractéristique permanente de la grille.
Saxo propose le remboursement des frais de transfert de PEA dans le cadre de son offre commerciale en cours jusqu'au 31 décembre 2026, associée à la promotion sur les 70 actions européennes sans commission[9]. Ce type de remboursement se limite en général au montant réellement facturé par l'ancien courtier et peut être plafonné, ce qui suppose de demander un devis de transfert à l'établissement de départ avant d'entamer la démarche. Le transfert d'un PEA n'a pas d'incidence sur son antériorité fiscale tant qu'il s'effectue sans clôture ni retrait, un point encadré par le régime fiscal du PEA : les gains restent exonérés d'impôt sur le revenu après 5 ans de détention, seuls les prélèvements sociaux s'appliquant au moment d'un retrait[12]. Un transfert mal engagé, avec clôture involontaire du plan d'origine, ferait en revanche perdre cette antériorité et déclencherait l'imposition applicable à un retrait avant 5 ans.
Le choix d'un courtier pour un PEA ou un compte-titres dépend donc de la combinaison entre le tarif par ordre adapté au volume réel d'investissement, la disponibilité du PEA, les frais de change publiés et le cadre réglementaire du prestataire. Pour approfondir la comparaison entre deux acteurs de ce comparatif sur des critères plus détaillés, notamment la conservation des titres et la rémunération des liquidités, le comparatif détaillé entre Trade Republic et BoursoBank reprend ces deux courtiers ligne par ligne. Le choix entre PEA et compte-titres ordinaire, abordé indépendamment du courtier retenu, est développé dans les différences entre PEA et compte-titres ordinaire, et la question plus large de l'enveloppe la plus adaptée à un objectif d'épargne long terme dans PEA ou assurance vie pour investir en bourse. Pour une définition plus complète du fonctionnement des frais de courtage indépendamment du courtier, la définition complète des frais de courtage détaille les mécanismes évoqués ici.
Sources Vérifiées le
- Ouvrir un compte bourse (PEA et CTO) pour investir avec Fortuneo FortuneoConsulté le 15 septembre 2026
- Commissions Stocks, ETFs, Warrants and Structured Products (Europe, France) Interactive Brokers IrelandConsulté le 15 septembre 2026
- Frais du PEA : le point sur ce qui est plafonné, variable ou évitable XTBConsulté le 15 septembre 2026
- Avis Trade Republic : frais, fiabilité et limites en France Signal AlphaConsulté le 15 septembre 2026